Confinement : ce qui va désormais être autorisé, restreint ou interdit en France
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Le chef de l’Etat a étendu le confinement en vigueur dans 19 départements à l’ensemble de la métropole. Les établissements scolaires fermeront à partir du 2 avril et pour trois semaines.
Déplorant que tous les départements métropolitains soient touchés par une hausse du taux d’incidence du SARS-CoV-2, Emmanuel Macron a annoncé l’extension du confinement à tout le territoire métropolitain, lors d’une intervention télévisée, mercredi 31 mars.
Dix-neuf départements étaient déjà soumis à des restrictions, en plus du couvre-feu national dès 19 heures, mêlant interdiction des déplacements longs et liberté de profiter de l’extérieur. Jusqu’à maintenant, les écoles avaient été épargnées de fermeture, mais le chef de l’Etat était attendu sur cette question. Il a imposé des vacances de Pâques sur tout le territoire, pendant deux semaines communes et des cours en distanciel.
Le tableau ci-dessous récapitule les restrictions et les interdictions en vigueur ou à venir. Il est susceptible de changer ou d’être précisé régulièrement.
Source :https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2021/01/07/couvre-feu-restaurants-cinemas-qu-est-ce-qui-est-interdit-ou-restreint-a-cause-du-covid_6065528_4355770.html" target="_blank" rel="nofollow"> Le Monde
Affaire Mediator : itinéraire d�??un scandale sanitaire
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Il aura fallu la hargne d’une pneumologue de Brest, Irène Frachon, pour qu’enfin le scandale éclate. Après plus de trente ans sur le marché, le Mediator, un médicament accusé de provoquer de graves atteintes cardiaques, a finalement été retiré de la vente en 2009. Lundi 29 mars, plus d’une décennie après, l’affaire a enfin été jugée : les laboratoires Servier, qui commercialisaient le médicament, ont été condamnés pour « tromperie aggravée » et « homicides involontaires ».
Emeline Cazi et Henri Seckel, journalistes au Monde, reviennent, dans ce premier épisode du podcast « L’Heure du Monde », sur cet énorme scandale sanitaire, impliquant un fleuron de l’industrie pharmaceutique française, les laboratoires Servier, et mettant en lumière les liens problématiques entre le monde du médicament, les experts médicaux et le milieu politique.
Source : https://www.lemonde.fr/podcasts/article/2021/03/30/affaire-mediator-itineraire-d-un-scandale-sanitaire_6074914_5463015.html" target="_blank" rel="nofollow">Le Monde
Pose de double vitrage chez Gabriel Vitrier sur Rillieux-la-Pape
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En Birmanie, l�??audience d�??Aung San Suu Kyi reportée
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L’ex-dirigeante Aung San Suu Kyi devait comparaître, mercredi 24 mars, devant la justice birmane, accusée notamment de corruption par la junte, qui poursuit sa répression des manifestations.
L’audience concernant Aung San Suu Kyi devait se tenir en visioconférence devant un tribunal de Naypyidaw, la capitale administrative, autour duquel les forces de l’ordre ont été déployées en nombre. Mais, faute de connexion Internet, elle « a été reportée au 1er avril », a rapporté Khin Maung Zaw, l’avocat de l’ancienne chef du gouvernement, qui n’a toujours pas été autorisée à rencontrer sa cliente. L’accès à Internet reste effectivement très restreint en Birmanie, l’armée ayant ordonné la coupure des connexions mobiles et de plusieurs réseaux Wi-Fi.

275 civils ont été tués, selon l’AAPP
Pour tenter d’éteindre le vent de fronde démocratique qui souffle sur le pays depuis le coup d’Etat du 1er février, les militaires intensifient chaque jour leur riposte. De plus en plus de civils qui ne participent pas à la contestation, dont des femmes et des enfants, sont visés.
Mardi, Khin Myo Chit, une fillette de 7 ans, a été tuée « par un tir mortel à l’estomac alors qu’elle était dans sa maison » à Mandalay (centre), selon l’Association d’assistance aux prisonniers politiques (AAPP). Sa mort n’a pas été confirmée à ce stade de source indépendante à l’Agence France-Presse (AFP).
L’ONG Save the Children s’est dite « horrifiée que des enfants continuent de figurer parmi les cibles », recensant une vingtaine de mineurs abattus ces sept dernières semaines. Au total, 275 civils ont été tués, selon l’AAPP. Le bilan pourrait être beaucoup plus lourd : des centaines de personnes arrêtées sont portées disparues.
Le porte-parole de la junte, Zaw Min Tun, a fait pour sa part état, mardi, de 164 victimes dans les rangs des protestataires, qualifiés de « violents terroristes ». Il s’est dit déterminé à « réprimer l’anarchie », faisant fi des nouvelles sanctions imposées par les Etats-Unis et l’Union européenne.
Mercredi, plus de 600 Birmans détenus par les forces de sécurité depuis le coup d’Etat militaire ont tout de même été relâchés, a appris l’AFP de source pénitentiaire. « Nous avons libéré aujourd’hui 360 hommes et 268 femmes de la prison d’Insein » à Rangoun, a déclaré un haut responsable de l’établissement pénitentiaire sous couvert d’anonymat.
Les violences restent très vives à Mandalay (centre) où 21 civils sont morts depuis dimanche. Dans la nuit de mardi à mercredi, des barricades érigées par les manifestants ont été incendiées, des maisons ont été pillées, des tirs résonnant dans plusieurs quartiers de la ville, d’après les médias locaux.

L’ex-dirigeante accusée de corruption
Les généraux accusent Aung San Suu Kyi de corruption. Deux hommes se sont confessés dans des vidéos diffusées par les médias d’Etat, assurant lui avoir versé à eux deux plus d’un million de dollars et onze kilos d’or. Des observateurs s’interrogent sur l’authenticité de ces témoignages : l’un des témoins est emprisonné, l’autre a un passé trouble.
L’ancienne chef de facto du gouvernement civil est poursuivie pour quatre autres chefs d’accusation, dont l’incitation aux troubles publics. Si elle est reconnue coupable des faits qui lui sont reprochés, elle pourrait être condamnée à de longues années de prison et se voir bannie de la vie politique.
La junte a justifié son putsch en alléguant d’« énormes » fraudes lors des législatives de novembre, remportées massivement par le parti d’Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie (LND). Mardi, le porte-parole de la junte a assuré que de nombreux faux bulletins avaient circulé lors de ce scrutin. Il a fait diffuser des vidéos d’électeurs affirmant avoir été payés par des représentants de la LND.
Membres du parti, responsables locaux, grévistes, activistes : plus de 2 800 personnes ont été arrêtées depuis le coup d’Etat, d’après l’AAPP. Beaucoup sont détenues au secret et n’ont pas de représentant légal. Des centaines sont « portées disparues » a déploré l’ONU, un expert des Nations unies évoquant de probables « crimes contre l’humanité ».
La junte cible également les médias. Thein Zaw, un photographe d’Associated Press accusé d’avoir « semé la peur et répandu de fausses nouvelles », est convoqué ce mercredi devant un tribunal de Rangoun.
Source : https://www.lemonde.fr/international/article/2021/03/24/en-birmanie-aung-san-suu-kyi-convoquee-devant-la-justice-une-fillette-de-7-ans-tuee_6074247_3210.html" target="_blank" rel="nofollow">Le Monde
En Côte d�??Ivoire, le parti d�??Alassane Ouattara reste la première force du pays
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Mission accomplie pour Alassane Ouattara. Avec 137 sièges de députés remportés sur les 254 en jeu, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti du président ivoirien, préserve sa majorité absolue à l’Assemblée nationale, selon les résultats publiés mardi 9 mars par la Commission électorale indépendante (CEI).
Organisée quelques mois après une présidentielle entachée de violences, l’élection, qui a mobilisé officiellement 37,88 % des votants, s’est déroulée dans un « climat relativement apaisé nonobstant quelques incidents çà et là », a indiqué l’ONG ivoirienne Indigo. Samedi, à Abidjan, les bureaux de vote peinaient à attirer les électeurs, surtout les plus jeunes d’entre eux.

La participation, de l’ensemble des formations politiques ivoiriennes – une première depuis l’an 2000 –, promettait pourtant un scrutin très disputé. Et ce d’autant plus qu’aux candidats issus des trois partis historiques, se sont ajoutés plus de 700 candidats indépendants. Parmi eux, 26 vont faire leur entrée à l’Assemblée nationale. Un groupe hétérogène qui sera sans doute très courtisé par les deux camps.
L’opposition n’a pas perdu la face
Pour l’emporter, le président ivoirien a poussé ses ministres à se jeter dans la bataille, conditionnant leur maintien au gouvernement à une victoire dans leur circonscription respective. Si la partie septentrionale du pays d’où est originaire Alassane Ouattara a voté sans surprise pour les candidats du RHDP, la formation au pouvoir peut aussi se targuer de quelques belles victoires sur les terres méridionales de l’opposition.
« En raflant la circonscription de Yamoussoukro – la capitale – et en s’implantant dans des régions comme celle du Sud-Comoé qui lui était autrefois hostile, le RHDP montre qu’il est devenu un parti national, et bel et bien la première force politique de Côte d’Ivoire », estime Arthur Banga, enseignant-chercheur à l’université Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan.
De son côté, l’opposition ivoirienne n’a pas pu empêcher la « consolidation d’un pouvoir absolu » du président, objectif qu’elle s’était fixé avant le scrutin, mais elle n’a pas pour autant perdu la face. Prolongeant leur alliance scellée en amont de l’élection présidentielle, le Parti démocratique de la Côte d’Ivoire (PDCI) et le Front populaire ivoirien (FPI) tendance Laurent Gbagbo, réunis dans la coalition Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS), ont remporté ensemble plus de 80 députés. Les autres partis d’opposition se partagent 10 sièges.
Ancrage institutionnel de Gbagbo
Le PDCI de l’ancien président Henri Konan-Bédié résiste et conserve son sanctuaire au centre du pays tout en régnant sur la moitié d’Abidjan. Côte FPI, le pari est moins réussi tant « le retour imminent du président Gbagbo laissait augurer un raz-de-marée dans ses bastions historiques du Sud et de l’Ouest », observe Arthur Banga. Il n’empêche, avec un groupe de députés fidèles, Laurent Gbagbo bénéficie d’un ancrage institutionnel important pour aborder son retour. Dans un message posté sur Facebook, l’ex-président, qui attend toujours que la Cour pénale internationale se prononce sur un éventuel procès en appel, a « salué le peuple de Côte d’Ivoire » pour cette élection et a conclu son message par un « à bientôt » qui a ravi ses partisans.
Seule ombre au tableau pour le président Ouattara, l’absence de son premier ministre, Hamed Bakayoko. Réélu in absentia dans sa circonscription de Séguéla, dans le nord du pays, celui qui est également ministre de la défense est soigné depuis le 18 février en Europe. Selon de nombreuses sources, son état serait jugé « très préoccupant ».
Lundi, le président Ouattara a nommé l’actuel secrétaire général de la présidence, Patrick Achi, premier ministre par intérim. Cet ancien ministre du PDCI, fils d’un père ivoirien et d’une mère bretonne, a su gagner la confiance du président ces dernières années. Au ministère de la défense, c’est au frère cadet du président, Téné Birahima Ouattara, dit « Photocopie » en raison de sa ressemblance avec le président, que revient la mission de gérer l’armée.
Source : https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/03/10/en-cote-d-ivoire-le-parti-d-alassane-ouattara-reste-la-premiere-force-du-pays_6072579_3212.html" target="_blank" rel="nofollow">Le Monde
�? la chasse aux masques
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Il est 14 h 30 le 2 avril lorsque l’avion atterrit à Toronto, après avoir quitté la Chine, la veille. Sa cargaison, destinée au Québec, est précieuse : 600 000 masques N95, 3 millions de masques de procédure, près de 100 000 paires de gants et 20 000 blouses.
En conférence de presse, François Legault parle d’une « période risquée, critique », puisqu’il reste environ sept jours de réserve d’équipements de protection individuelle (EPI).
Depuis plusieurs semaines, ça joue dur sur le marché mondial, où la pénurie d’EPI met en concurrence les pays à la recherche de matériel pour leurs travailleurs de la santé. Les histoires de commandes vendues au plus offrant sur le tarmac de l’aéroport de Shanghai et détournées de leur destination d’origine se multiplient. La France s’est fait piquer des masques par les États-Unis, l’Italie par la Turquie, la Suède par la France… Chaque fois, le pays plaide l’erreur de bonne foi pour calmer la tension diplomatique, mais personne n’est dupe.
Dany Gagnon, vice-président de Chrono Aviation, une entreprise de Québec qui a fait plus de 45 allers-retours entre la Chine et le Canada avec ses avions-cargos pour aller cueillir du matériel pendant la crise, a dû embaucher des agents de sécurité à l’aéroport de Shanghai pour protéger ses cargaisons. « Ça brassait à Shanghai ! s’exclame-t-il. Si tu ne surveillais pas ta marchandise, elle pouvait se retrouver dans un autre avion en un rien de temps. Ça se promenait avec des valises bourrées d’argent pour faire reculer les camions vers un autre appareil. »
En ce début avril, le prix des EPI a flambé sur un marché devenu hystérique. Le masque N95, qui se vend habituellement un dollar l’unité, se marchande sept dollars. La blouse médicale jetable, qui se paie 1,75 dollar en temps normal, atteint la rondelette somme de 15 dollars l’unité. À tel point que le crime organisé s’est mis au trafic des EPI, une bonne façon de blanchir de l’argent quand même les gouvernements acceptent de payer les cargaisons en argent liquide, ce qui oblige les fonctionnaires à redoubler de prudence.
Il est 14 h 30 le 2 avril lorsque l’avion atterrit à Toronto, après avoir quitté la Chine, la veille. Sa cargaison, destinée au Québec, est précieuse : 600 000 masques N95, 3 millions de masques de procédure, près de 100 000 paires de gants et 20 000 blouses.
En conférence de presse, François Legault parle d’une « période risquée, critique », puisqu’il reste environ sept jours de réserve d’équipements de protection individuelle (EPI).
Depuis plusieurs semaines, ça joue dur sur le marché mondial, où la pénurie d’EPI met en concurrence les pays à la recherche de matériel pour leurs travailleurs de la santé. Les histoires de commandes vendues au plus offrant sur le tarmac de l’aéroport de Shanghai et détournées de leur destination d’origine se multiplient. La France s’est fait piquer des masques par les États-Unis, l’Italie par la Turquie, la Suède par la France… Chaque fois, le pays plaide l’erreur de bonne foi pour calmer la tension diplomatique, mais personne n’est dupe.
Dany Gagnon, vice-président de Chrono Aviation, une entreprise de Québec qui a fait plus de 45 allers-retours entre la Chine et le Canada avec ses avions-cargos pour aller cueillir du matériel pendant la crise, a dû embaucher des agents de sécurité à l’aéroport de Shanghai pour protéger ses cargaisons. « Ça brassait à Shanghai ! s’exclame-t-il. Si tu ne surveillais pas ta marchandise, elle pouvait se retrouver dans un autre avion en un rien de temps. Ça se promenait avec des valises bourrées d’argent pour faire reculer les camions vers un autre appareil. »
En ce début avril, le prix des EPI a flambé sur un marché devenu hystérique. Le masque N95, qui se vend habituellement un dollar l’unité, se marchande sept dollars. La blouse médicale jetable, qui se paie 1,75 dollar en temps normal, atteint la rondelette somme de 15 dollars l’unité. À tel point que le crime organisé s’est mis au trafic des EPI, une bonne façon de blanchir de l’argent quand même les gouvernements acceptent de payer les cargaisons en argent liquide, ce qui oblige les fonctionnaires à redoubler de prudence.
Des fonds d’investissement privés achètent de grandes quantités de matériel pour les revendre à fort prix quelques jours plus tard. Les masques N95, désormais aussi prisés que des diamants, s’échangent de gré à gré, sans appel d’offres, avec de multiples intermédiaires qui prennent des commissions au passage. Toutes les commandes se paient à l’avance. Les fournisseurs laissent de 24 à 48 heures aux clients pour payer, sans quoi la commande retourne sur le marché, à l’encan.
« En mars et en avril, c’était la jungle, la folie ! » lance Marc-Nicolas Kobrynsky, sous-ministre adjoint au ministère de la Santé, affecté au printemps à l’approvisionnement international des EPI, en collaboration avec l’équipe de l’OSBL SigmaSanté, alors dirigé par Pierre Julien. Ce dernier, aujourd’hui président-directeur général du Centre d’acquisitions gouvernementales, se souvient d’un marché sur la corde raide, avec des clients et des fournisseurs rendus paranoïaques par la concurrence débridée. « Il y avait 180 pays qui voulaient la même affaire, avec 52 États américains et 10 provinces. On essayait de tout garder confidentiel, pour ne pas dire les quantités et où on allait chercher le stock. Il y avait des craintes de nous le faire subtiliser en Chine ou dans la chaîne d’approvisionnement. La provenance et le chemin que le matériel prenait, c’était vraiment secret. »
Il est 14 h 30 le 2 avril lorsque l’avion atterrit à Toronto, après avoir quitté la Chine, la veille. Sa cargaison, destinée au Québec, est précieuse : 600 000 masques N95, 3 millions de masques de procédure, près de 100 000 paires de gants et 20 000 blouses.
En conférence de presse, François Legault parle d’une « période risquée, critique », puisqu’il reste environ sept jours de réserve d’équipements de protection individuelle (EPI).
Depuis plusieurs semaines, ça joue dur sur le marché mondial, où la pénurie d’EPI met en concurrence les pays à la recherche de matériel pour leurs travailleurs de la santé. Les histoires de commandes vendues au plus offrant sur le tarmac de l’aéroport de Shanghai et détournées de leur destination d’origine se multiplient. La France s’est fait piquer des masques par les États-Unis, l’Italie par la Turquie, la Suède par la France… Chaque fois, le pays plaide l’erreur de bonne foi pour calmer la tension diplomatique, mais personne n’est dupe.
Dany Gagnon, vice-président de Chrono Aviation, une entreprise de Québec qui a fait plus de 45 allers-retours entre la Chine et le Canada avec ses avions-cargos pour aller cueillir du matériel pendant la crise, a dû embaucher des agents de sécurité à l’aéroport de Shanghai pour protéger ses cargaisons. « Ça brassait à Shanghai ! s’exclame-t-il. Si tu ne surveillais pas ta marchandise, elle pouvait se retrouver dans un autre avion en un rien de temps. Ça se promenait avec des valises bourrées d’argent pour faire reculer les camions vers un autre appareil. »
En ce début avril, le prix des EPI a flambé sur un marché devenu hystérique. Le masque N95, qui se vend habituellement un dollar l’unité, se marchande sept dollars. La blouse médicale jetable, qui se paie 1,75 dollar en temps normal, atteint la rondelette somme de 15 dollars l’unité. À tel point que le crime organisé s’est mis au trafic des EPI, une bonne façon de blanchir de l’argent quand même les gouvernements acceptent de payer les cargaisons en argent liquide, ce qui oblige les fonctionnaires à redoubler de prudence.
Des fonds d’investissement privés achètent de grandes quantités de matériel pour les revendre à fort prix quelques jours plus tard. Les masques N95, désormais aussi prisés que des diamants, s’échangent de gré à gré, sans appel d’offres, avec de multiples intermédiaires qui prennent des commissions au passage. Toutes les commandes se paient à l’avance. Les fournisseurs laissent de 24 à 48 heures aux clients pour payer, sans quoi la commande retourne sur le marché, à l’encan.
« En mars et en avril, c’était la jungle, la folie ! » lance Marc-Nicolas Kobrynsky, sous-ministre adjoint au ministère de la Santé, affecté au printemps à l’approvisionnement international des EPI, en collaboration avec l’équipe de l’OSBL SigmaSanté, alors dirigé par Pierre Julien. Ce dernier, aujourd’hui président-directeur général du Centre d’acquisitions gouvernementales, se souvient d’un marché sur la corde raide, avec des clients et des fournisseurs rendus paranoïaques par la concurrence débridée. « Il y avait 180 pays qui voulaient la même affaire, avec 52 États américains et 10 provinces. On essayait de tout garder confidentiel, pour ne pas dire les quantités et où on allait chercher le stock. Il y avait des craintes de nous le faire subtiliser en Chine ou dans la chaîne d’approvisionnement. La provenance et le chemin que le matériel prenait, c’était vraiment secret. »
C’est dans ce contexte tendu que Marc-Nicolas Kobrynsky décide de mettre toutes les chances de son côté afin de protéger sa cargaison du 2 avril, qui vaut plus de cinq millions de dollars : le convoi de quatre camions semi-remorques de 53 pieds affrétés par le gouvernement du Québec auprès de Groupe Robert sera escorté par des policiers en civil du ministère de la Sécurité publique, normalement occupés à la protection des visiteurs VIP — visiteurs qui se font rares au Québec en ce printemps où les frontières sont fermées. Entre Toronto et Boucherville, où est situé le centre de distribution de Groupe Robert, la marchandise, particulièrement les masques N95, sera maintenue sous haute surveillance.
« On avait entendu des histoires de cargaisons qui atterrissaient à Toronto et qui étaient mystérieusement réacheminées aux États-Unis, alors il fallait tout prévoir », explique Marc-Nicolas Kobrynsky.
Le soir venu, lorsque les manutentionnaires de Groupe Robert déchargent les centaines de boîtes, ils constatent qu’il n’y a aucun masque N95 dans les camions ! Le fournisseur n’a pas expédié ce qu’il avait promis.
Le ministère de la Santé et des Services sociaux se rendra également compte au cours des jours suivants que les trois millions de masques chirurgicaux ne sont pas conformes aux normes canadiennes, de sorte qu’ils sont inutilisables dans les hôpitaux. « J’ai fait escorter un convoi qui ne contenait pas de masques N95 et qui incluait des masques de procédure non conformes ! s’exclame Marc-Nicolas Kobrynsky. On s’est fait avoir. » Les masques de procédure trouveront quand même un usage comme couvre-visages adéquats dans un contexte non médical, par exemple dans des bureaux ou les transports en commun.
Source : L'actualité
SOS Vitrier disponible à Vétraz-Monthoux
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�? Limoges, le succès d'une plateforme d'achat en ligne pour soutenir les commerces locaux
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Vêtements, décoration, alimentaire, produits d'hygiène...à Limoges, il est facile de consommer local et varié grâce à la plateforme Shop In Limoges, qui propose de nombreux produits livrés à domicile. Une initiative née pendant le premier confinement et la fermeture de nombreuses boutiques. Plutôt que de laisser le champ libre uniquement à la grande distribution et aux géants de l'achat en ligne, quelques optimistes ont imaginé ce concept. Et ils ont eu raison car le succès est au rendez-vous. "Nous proposons des produits allant de l'alimentation à l'habillement, mais nous cherchons toujours de nouveaux corps de métier pour donner encore plus de choix", explique Caroline Fumeron, webmaster du site.
Une vitrine virtuelle pour les commerçants
Éprouvés par une année de restriction et plusieurs fermetures, les petits commerçants de la ville voient en ce site une bouffée d'oxygène et surtout une toute nouvelle exposition. "Parfois, le client ne peut pas venir physiquement dans notre boutique, donc c'est comme si on avait une seconde boutique", explique Morgane, chocolatière à Limoges. "Et cela nous apporte surtout une visibilité et une autre vitrine, qui elle est ouverte 24h sur 24 et 7 jours sur 7". Une centaine de professionnels participent désormais au projet.
Dépannage en vitrerie et miroiterie en urgence sur Megève
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« Nous avons besoin de renfort », notamment dans les Ehpad, alerte Olivier Véran
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« Je fais un appel, notamment dans les Ehpad, nous avons besoin de renfort », a déclaré dimanche 27 septembre le ministre de la santé, Olivier Véran, appelant les soignants à venir combler les « postes ouverts, les postes financés, qui ne sont pas pourvus ».
« Il y a plusieurs centaines de milliers d’infirmières diplômées qui n’exerçaient plus dans notre pays parce que le métier n’était pas assez attractif. Le Ségur de la santé, c’est une augmentation de l’attractivité, une augmentation de la reconnaissance sociale et financière », a assuré M. Véran au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.
Faisant allusion à la hausse minimale de salaire de 183 euros net pour l’ensemble des personnels hospitaliers paramédicaux (infirmiers, aides-soignants) et non-médiaux (agents techniques et administratifs) actée par les « accords de Ségur », le ministre a assuré que « l’hôpital est attractif ».
« Empêcher les gens d’aller en réanimation »
Interrogé sur le nombre de lits disponibles en réanimation, le ministre a assuré qu’« on ne pouvait pas construire des unités de réanimation du jour au lendemain pour accueillir 5 000 malades », mettant plutôt en avant que l’hôpital était capable « d’avoir des activités modulaires et de changer une activité en une autre ».
« En six mois, nous avons acheté tous les respirateurs, nous avons fait un stock stratégique d’Etat de tous les médicaments indispensables pour pouvoir prendre en charge en réanimation les malades », a-t-il fait valoir. « Nous sommes capables de soigner jusqu’à 29 000 malades en réanimation et 12 000 si c’était nécessaire à jour donné ».
« Cette capacité d’amplification des structures des lits des services de réanimation, elle est réelle mais elle se fait au détriment des services d’activité normale des blocs de chirurgie et des salles de réveil », a-t-il tempéré. « Ce que nous devons faire c’est empêcher les gens d’aller en réanimation, il est là l’enjeu ! ».
« Pas de confinement préventif avant Noël »
Concernant la proposition, dans une tribune parue dans Le Monde, des deux Prix Nobel d’économie Abhijit Banerjee et Esther Duflo d’instaurer un confinement national sur les 20 premiers jours de décembre pour permettre aux Français de retrouver leur famille lors des fêtes, Olivier Véran estime que ce scénario est « de l’ordre de la prédiction ».
Tribune : Esther Duflo et Abhijit Banerjee, prix Nobel d’économie : « Il faut décréter un confinement de l’Avent pour sauver Noël »
Le ministre de la santé a écarté un reconfinement national « préventif » avant Noël et indiqué que la mise en place d’éventuelles restrictions de déplacement pendant les vacances de Toussaint dépendait de « ce que nous ferons lors des prochaines semaines ».
« Ce qui arrivera à la fin du mois d’octobre [date des vacances de la Toussaint] dépend de ce que nous ferons dans les prochains jours et les prochaines semaines », a déclaré le ministre, interrogé dans Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. « Si la circulation du virus augmente et qu’elle n’est pas freinée, si nous ne mettons pas tous les moyens nécessaires pour freiner sa circulation, eh bien cela met en danger notre système sanitaire et les Français eux-mêmes », a-t-il ajouté.
Source : https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/09/27/nous-avons-besoin-de-renfort-notamment-dans-les-ehpad-alerte-olivier-veran_6053797_3244.html" target="_blank" rel="nofollow">Le Monde
